02.11.2009

NATO and Russia War games

Oct 29th 2009 | RIGA AND TALLINN
From The Economist print edition

SCAREMONGERING is where defence-planning and politics overlap. Big military exercises in western Russia and Belarus, which finished earlier this month, were based on the following improbable scenario: ethnic Poles in western Belarus rise up and “terrorists” from Lithuania attack the Russian exclave of Kaliningrad. More than 10,000 troops from Russia and Belarus countered them, reinforcing Kaliningrad from the sea and sending special forces behind the enemy lines. Three NATO–like brigades, one visiting, one Estonian and one Latvian, then invaded western Russia, where they were successfully rebuffed by the elite Pskov-based 76th air assault division, reinforced by a motorised rifle brigade.

Military exercises need a notional enemy and, from Russia’s point of view, NATO is the obvious choice. Because the alliance has expanded to Russia’s borders, taking in a dozen ex-communist members over strenuous protests from the Kremlin, it is all the more desirable to send a strong signal. What is more, Western countries have been urging (and helping) Russia’s military forces to become more professional. That requires practice drills.

The main aim of the Russian exercises may indeed have been to measure progress on military reform, particularly the creation of more Western-style autonomous brigades. And, plainly, Russia is neither willing nor able to fight a real war with NATO. Yet the war-games look alarming to neighbours. They recall that the war in Georgia in August 2008 followed many years of exercises, and they point out that NATO has no formal contingency plans to defend its vulnerable Baltic members. Nor has the alliance held land drills on the territory of any of its new members. Indeed, until two years ago NATO’s threat assessments explicitly discounted the idea of conflict with Russia.

Russia faces many security problems within its borders, and its armed forces are still rusty. It is hard to see why preparing for an implausible armed attack from the West should be a priority; these days America and its allies have little time to rehearse big-war manoeuvres because their soldiers are too busy fighting, or training to fight, insurgencies in Iraq and Afghanistan. Similarly, the idea of Lithuanian-based “terrorists” invading Russia is risible.

Western military analysts have noted Russia’s use of destroyers and landing craft from the Black Sea and Northern Fleets to back up its feeble Baltic-based naval forces. They also noted the deployment of Russia’s most advanced S-400 air defence system in Belarus and a parallel drill conducted by the Strategic Rocket Forces, the guardians of the Kremlin’s nuclear arsenal. “The scope of the exercises, the weaponry used, the troops involved and the scenarios rehearsed all indicate unequivocally that Russia is actually rehearsing a full-scale conventional strategic military operation against a conventional opponent,” says a report by Kaarel Kaas, an analyst at an Estonian security think-tank, the International Centre for Defence Studies.

Dividing the exercise into a northern war-game (called Ladoga) and a southern one (Zapad-09) brought each below the 13,000-troop threshold at which Russia is obliged to invite outside observers. Some neighbouring countries were not able to monitor the manoeuvres (Lithuania, with a handful of observers in Belarus, was an exception). That does not build confidence.

From what outsiders can gather, the performance of Russian forces was patchy. A joint Belarusian-Russian headquarters worked poorly. Drones—a big feature of Western armies—seem to have been used mainly for show. Moving large numbers of troops and equipment around, a weakness during Russia’s war in Georgia, took too long.

Polish, Baltic and other officials will meet in Warsaw shortly to discuss the significance of the exercises. NATO will assess them next month. America certainly took careful notes: the USS Cole, a guided-missile destroyer, visited Estonia. NATO warplanes mounted a modest air exercise. A planned exercise in the Baltic states next year is likely to be beefed up, perhaps with the involvement of part of NATO’s new mobile Response Force.

Russia’s armed forces may be ramshackle, but many European members of NATO are in poor shape too. The alliance’s ability to defend the Baltic states depends almost wholly on American involvement. NATO hawks complain that members such as Germany and Italy are blocking attempts to draw up formal contingency plans for all its members—something that President Barack Obama has demanded. The doves retort that NATO’s Article 5, which says that an attack on one member is an attack on the whole alliance, is deterrent enough; new members who question its worth are hurting their own cause.

Yet easterners are raising their voices in talks about NATO’s new “strategic concept”, a document to define its purpose that will be adopted next year. With NATO focused mostly on the fighting in Afghanistan, they want a clear statement that old-fashioned collective defence of NATO territory is still a priority. Only that, they say, will convince their voters that, with Russia flexing its muscles nearby, sending troops to Afghanistan is worth it.

25.07.2008

"Sea Breeze" et "Immediate response" en Ukraine et Georgie Mer Noire : les USA jouent à la bataille navale


DINUCCI Manlio
 
"Un, deux, trois, les petits soldats (de l’Otan), quatre, cinq, six, font de l’exercice, sept, huit, neuf, font des manoeuvres, dix, onze, douze, tirent des cartouches..." (variante : "y’en aura pour tous")

Dans la région de la Mer Noire est en train de se dérouler la manœuvre militaire « Sea Breeze » (Brise de mer…) 2008 qui a commencé le 15 juillet et va durer jusqu’au 26. Participent aux manœuvres, qui ont lieu en territoire ukrainien, 14 navires de guerre, 17 avions et plus de 2200 soldats de 11 pays de l’OTAN –Etats-Unis, Canada, Grande-Bretagne, France, Allemagne, Norvège, Danemark, Turquie, Grèce, Lituanie et Roumanie- et de cinq autres pays – Ukraine, Géorgie, Azerbaïdjan, Arménie, Macédoine- adhérents du programme « Partenariat pour la paix » de l’OTAN. La manœuvre se déroule « dans l’esprit du partenariat pour la paix de l’Otan » mais, comme spécifié par l’ambassade Usa en Ukraine, « elle n’est pas sponsorisée par l’OTAN ». Elle est « accueillie par l’Ukraine et par les Usa lesquels, dans le rôle de « co-hébergeurs » ont invité certaine pays de la région, membres de l’OTAN et du Partenariat pour la paix de l’OTAN ». Les Etats-Unis font donc les maîtres de maison en Ukraine. Et, parmi les « pays de la région » invités, seule une minorité a une façade sur la Mer Noire. Derrière le but officiel de la manœuvre –accroître « la capacité des nations de la Mer Noire dans le maintien de la sécurité maritime » - il y en a donc d’autres.

Le premier est d’aider le président Viktor Yuschenko à amener dans l’OTAN un pays dont la population y est en grande majorité opposée. A Odessa et dans d’autres régions, des manifestations sont en cours contre la manœuvre militaire, manifestations conduites par les partis socialiste et communiste et diverses organisations. Malgré cela, l’Ukraine entre de plus en plus dans l’orbite de l’OTAN. Le sommet d’avril de Bucarest a dit oui à l’entrée de l’Ukraine, en même temps qu’à celle de la Géorgie, (elle aussi autrefois membre de l’Urss), et a annoncé que dès le mois de décembre les deux pays pourraient entrer dans le Map (Membership Action Plan), le programme qui prépare l’adhésion des futurs membres. En mai, des marins ukrainiens ont participé à un exercice OTAN de sous-marins en Mer du Nord. En juin, le ministre ukrainien de la défense a été invité au quartier général de l’OTAN, où il a expliqué à ses collègues les « réformes » que l’Ukraine est en train de réaliser dans le secteur de la défense en vue de son entrée dans l’Alliance. En même temps, l’exercice sert aux Etats-Unis pour étendre leur présence militaire jusqu’en Ukraine. En mai déjà est arrivée au camp de Staryi Krym, à côté du port de Feodosija en Crimée, une escadre de 200 marines qui a construit, avec des matériaux débarqués du navire marchand Advantage, une structure militaire lance-missiles McFaul, une des plus modernes unités de la US Navy, qui participe à la manœuvre avec les autres navires de la Combined Task Force 367.

La réponse russe ne s’est pas faite attendre : le ministère des Affaires étrangères a dit que la manœuvre, à laquelle participent des pays extérieurs à la région, est en réalité dirigée contre la Russie. Et aux paroles succèderont certainement les faits, en termes de plus grande présence militaire russe en Mer Noire.

Ce que sont les objectifs réels de « Sea Breeze 2008 » est confirmé par le fait que le même jour a commencé en Géorgie (elle aussi sur la Mer noire) la « Immediate Response 2008 » (Riposte immédiate), un exercice militaire auquel participent des troupes des Etats-Unis, Géorgie, Ukraine, Azerbaïdjan et Arménie. Pour la manœuvre, dirigée en fait par le Pentagone, ont été envoyés en Géorgie environ 1.000 soldats étasuniens des troupes aéroportées Setaf, du corps des marines, et, fait particulier, de la garde nationale de l’Etat étasunien de Géorgie. Tous déployés sur la base de Vaziani, à moins de 100 Kms de la frontière russe. Bien au-delà des craintes des élites balnéaires moscovites, la « brise de mer » qui caresse la Mer Noire agite, pour le moins, des vents de guerre froide.

Edition de mardi 22 juillet 2008 de il manifesto

http://www.ilmanifesto.it/oggi/art3...

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

17.07.2008

Sea Breeze 2008 : début des exercices de l’OTAN en mer Noire


Par Rédacteur en chef
Publié le 16 juillet 2008, dernière mise à jour le 16 juillet 2008.

Les exercices militaires internationaux Sea Breeze 2008 ont débuté lundi et se poursuivront jusqu’au 26 juillet 2008 sur les polygones de la région d’Odessa et en mer Noire au large de la Crimée (Ukraine), annonce lundi le correspondant de RIA Novosti sur place.

Jeudi, une vingtaine d’opposants à l’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN avaient installé des tentes sur l’un des terrains de manœuvres, au bord du lac Donouzlav en Crimée orientale dans le but de manifester.

Plus tôt, le ministre ukrainien de la Défense avait fait savoir que les manœuvres Sea Breeze auxquelles participent les forces otaniennes auraient lieu malgré les manifestations. En mai-juin 2008 une série de responsables politiques ukrainiens, dont Natalia Vitrenko, leader du Parti socialiste progressiste d’Ukraine, le chef de l’organisation régionale du Parti communiste d’Ukraine, Leonid Gratch, et le leader du mouvement criméen Front Russe, Sergueï Chouvaïnikov, avaient annoncé leur intention de lancer des actions de protestation et d’empêcher le déroulement de ces exercices.

Entre janvier et mai 2008, cinq meetings anti-OTAN se sont déroulés à Simféropol. Au vu des résultats de référendums non-officiels menés en Crimée, à Simféropol, dans la région de Nikolaïev et à Kiev pendant cette période, 84 à 99% des habitants de ces régions désapprouvent la politique officielle ukrainienne axée sur l’adhésion à l’Alliance atlantique.

En 2007, les exercices Sea Breeze se sont déroulés dans les régions d’Odessa et de Nikolaïev.

En mai et juin 2006, dans le port de Feodossia, des habitants de Crimée et d’autres régions du sud de l’Ukraine avaient bloqué un navire ayant acheminé des armes et du matériel de guerre aux militaires américains qui devaient participer aux exercices Sea Breeze 2006. Des actions de protestation avaient duré 20 jours, nuisant fortement aux exercices.

En avril 2008 la Rada Suprême (parlement ukrainien) a accordé l’accès sur le territoire ukrainien à environ 1.000 militaires américains et d’autres nationalités, 15 navires, deux sous-marins, quatre avions et quatre hélicoptères.

Outre les Etats-Unis, 15 autres pays participeront à ces manœuvres, l’Azerbaïdjan, la Belgique, l’Arménie, le Royaume-Uni, la Géorgie, la Grèce, le Danemark, le Canada, la Lettonie, la Macédoine, l’Allemagne, la Turquie, la France et l’Ukraine.

© RIA Novosti

L'analyse de la rédaction :

La participation française ne comprend aucun bâtiment de surface (source : ALFAN)

11.07.2008

NATO reaching out to the Black Sea. point de vue russe

 
21:20 | 10/ 07/ 2008
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MOSCOW. (RIA Novosti political commentator Andrei Fedyashin) - On July 9, at NATO's Brussels headquarters, Albania and Croatia signed protocols for NATO membership. Officially, they will become the 27th and 28th members of the alliance at next April's jubilee summit in Strasbourg, France and neighboring Kehl, Germany.

Next year, NATO will be 60 years old, and it will celebrate its jubilee with its sixth expansion. Serbia will be completely surrounded with the registration of the two new members. It is the only Balkan country which has not yet expressed a desire to join the bloc because the Serbians remember only too well the bombings in the 1990s. Macedonia, Bosnia and Herzegovina, and Montenegro have already applied for NATO membership, and their entry is just a matter of time.

It is clear that in the not so distant future NATO will spread to the Black Sea's northern shores. The leaders of Ukraine and Georgia have expressed a desire to join the alliance; however, they failed to realize their goals at a recent summit in Bucharest as all parties were concerned about a negative Russian response. Russia is already faced with the prospect of a new U.S. missile defense system in Europe. Too much trouble could cause a hypertensive emergency in Russia's arterial system of energy supplies to Europe, or some other surprise. It is clear that NATO will not display such tact next year. Moscow should prepare its possible responses early.

For the time being, the Russian Foreign Ministry has made some suggestions. It is obvious why NATO, which was set up to protect the borders of its members, started its eastward expansion immediately after the Warsaw Pact and the Soviet Union's collapse. A buffer between such an unpredictable and huge neighbor made Europe feel more comfortable. Strategic considerations were simple and are not worth rehashing.

But NATO's attempts to justify its expansion to the east and the south-east are becoming increasingly absurd.

Each potential member has to meet certain requirements in order to be accepted. Nobody has cancelled these rules. Croatia seems to be eligible. It was one of the most advanced regions in the former Yugoslavia, and has already tailored its laws, judiciary and army to NATO's demands. Corruption in Croatia is not as rampant as in the neighboring Balkan countries.

Macedonia was one of the three, and also seemed to meet NATO's requirements but Greece blocked its advance to membership. Athens is still indignant that Skopje dares to call itself Macedonia, thereby stealing from Greece the historic name of its province. The Greeks demand that Macedonia change its name at least to Skopje-Macedonia though it's not clear what this will accomplish since "Macedonia" still exists, but Greece must know better.

If NATO really wanted to enhance Balkan stability rather than cut Russia to size in the south, Macedonia should be the first to be granted NATO membership. Macedonia does not conceal that it wants to join NATO in order to calm its own Albanian community, which has been galvanized by the Kosovo syndrome. Ethnic Albanians account for 40% of the population, and they would like to follow Kosovo's example.

But the third candidate, Albania, hardly meets any of NATO's criteria. Transparency International, which compiles a list of the most corrupt countries every year, has placed Albania 105th out of 180 on this year's list. Nobody can explain why and how but Albania succeeds in transforming all its regimes into corrupt dictatorships. Albanian Prime Minister Sali Berisha and his son Shkelzen were involved in a loud scandal over arms contracts with proxy or fake American companies, which sold huge amounts of weapons left from communist times. Albania is considered the primary supplier of illegal arms to Afghanistan, Pakistan, and Iraq.

Speaking at the ceremony in Brussels, Albanian Foreign Minister Lulzim Basha said that his government will continue the reforms which have opened the door to NATO, and will carry out its new commitments. At the same ceremony, NATO Secretary General Jaap de Hoop Scheffer congratulated the new members, saying this was a good day for European security - and another step toward increasing the number of the alliance's democratic member-countries. He seems so used to saying the right things that he does not seem to pay attention to what he says.

Meanwhile, our unforgettable Nikita Khrushchev could not be denied a sense of humor, at least in the beginning of his rule. Few remember that at the start of "Khrushchev's thaw", Moscow declared its readiness to join NATO. Back in 1954, the foreign ministers of the United States, Britain, France, and the Soviet Union held a conference on collective security in Europe. The Western partners were so convincing in describing NATO's defensive orientation that right after the meeting Khrushchev instructed the Soviet government to propose the Soviet Union's entry into NATO, and the signing of a collective security treaty, which it did.

This proposal bordered on mockery but it was a match for the U.S. president and the NATO secretary-general's statements about NATO being the embodiment of peace, democracy, and prosperity. Maybe, we should have another go?

The opinions expressed in this article are the author's and do not necessarily represent those of RIA Novosti.

19.04.2008

Pourquoi la Russie a peur de l'OTAN

Analyse
par Marie Jégo
LE MONDE | 16.04.08 | 14h49 • Mis à jour le 16.04.08 | 14h49

e sommet de l'OTAN à Bucarest n'y aura rien changé. Plus que jamais, la Russie s'inquiète de l'élargissement de l'Alliance atlantique, perçue comme une tentative d'encerclement. "L'apparition à nos frontières d'un bloc militaire puissant dont les actions sont régies par l'article 5 du traité de Washington (l'aide à un Etat membre en situation de légitime défense) est vécue comme une menace à notre sécurité", a rappelé Vladimir Poutine à l'issue de la réunion du conseil Russie-OTAN qui avait lieu, le 4 avril, dans la foulée du sommet.

Moscou sait bien qu'à Bucarest la Géorgie et l'Ukraine ont obtenu mieux que le "plan d'action en vue de l'adhésion" (MAP) tant convoité. En façade, la susceptibilité russe a été ménagée, le MAP n'a pas été donné. Mais les deux anciens satellites de Moscou ont reçu la ferme assurance de rejoindre à terme la famille atlantique.

Cette perspective a fait sortir de ses gonds Vladimir Poutine : "Mais qu'est-ce que l'Ukraine ? Même pas un Etat ! Une partie de son territoire c'est l'Europe centrale, l'autre partie, la plus importante, c'est nous qui la lui avons donnée !", a-t-il tempêté lors de la réunion du conseil Russie-OTAN, rapporte le quotidien Kommersant.

Le chef de l'Etat russe a ensuite expliqué à ses partenaires que l'Ukraine, une fois dans l'Otan, cesserait d'exister sous sa forme actuelle. L'allusion visait la Crimée, péninsule russophone du sud de l'Ukraine où l'animosité envers l'Alliance atlantique est vive. Elle est régulièrement attisée par les représentants du courant patriotique russe, qui n'ont toujours pas digéré le fait que cet avant-poste de l'empire à l'époque de la Grande Catherine ait été offert à Kiev par Nikita Khrouchtchev en 1954. C'est en Crimée, à Sébastopol, qu'est stationnée la flotte de la mer Noire. En 2017, selon l'accord signé avec Kiev, la flotte devra partir. La Russie s'inquiète de ce qu'il adviendra après, l'Ukraine ayant clairement laissé entendre qu'il n'y aurait pas de prolongation. Les médias ne cessent d'aborder le sujet. Dernièrement, la télévision publique Rossia a montré l'aumônier des marins, le Père Alexandre, qui disait "prier pour que la flotte reste". La crainte est de voir des troupes de l'OTAN s'installer sur les sites libérés par les militaires russes... dans neuf ans.

Les autorités de Kiev ont beau affirmer qu'il n'en sera rien, la Constitution du pays prohibant le stationnement de troupes étrangères sur le sol ukrainien, la crainte russe est tenace. La sensation d'encerclement, récurrente dans le discours officiel, se cristallise sur la zone géographique de la mer Noire. La plupart des Etats riverains (Turquie, Bulgarie, Roumanie) sont déjà dans l'OTAN. L'entrée de la Géorgie et de l'Ukraine fermerait la boucle. La Russie, qui possède pourtant une large façade maritime sur cette mer, se sent évincée de son accès à la Méditerranée.

La crispation russe sur l'OTAN n'est pas nouvelle. En 1994, Boris Eltsine avait tempêté contre l'accession de la Pologne. En 2002, Vladimir Poutine avait prédit le pire au cas où les pays baltes - Lettonie, Estonie, Lituanie - viendraient à rejoindre l'Alliance. La Pologne a été intégrée en 1999, les Républiques baltes en 2004. Ces pays ne sont pas devenus pour autant une menace pour la Russie. Et puis l'OTAN n'a, que l'on sache, aucun plan d'invasion massive de la Fédération russe. Alors pourquoi cette peur ?

En fait, ce que l'élite russe craint par-dessus tout n'est pas la menace militaire de l'OTAN, mais sa capacité à démocratiser. "Organiquement, la nomenklatura en épaulettes ne supporte pas la démocratie. Elle a peur d'une chose : devoir jouer selon des règles établies en commun et non selon ses propres règles, elle qui se place au-dessus des lois", explique Andreï Mironov, de l'association de défense des droits de l'homme Mémorial.

ARRIMAGE À L'ESPACE DÉMOCRATIQUE

A Kiev, comme à Tbilissi, l'adhésion à l'OTAN est en revanche perçue par les équipes au pouvoir comme un arrimage à l'espace démocratique du Vieux Continent. La candidature à l'Alliance ne garantit pas la démocratie, mais les critères à remplir en vue de l'adhésion sont des instruments pour la mettre en oeuvre, en premier lieu dans l'armée. Dans ce domaine, l'Ukraine et la Géorgie sont à mille lieues de la Russie. Leurs unités ne voient plus les bizutages mortels qui sont le lot de l'armée russe. Leurs appelés ne connaissent plus les corvées de patates ou les réquisitions pour aller construire la villa d'un supérieur hiérarchique. Avant tout, l'OTAN est un modèle qui séduit. Le modèle russe, s'il y en a un, ne séduit guère.

Les hommes en épaulettes du Kremlin devraient s'interroger. Pourquoi donc les anciens vassaux de Moscou montrent autant d'empressement à quitter l'espace commun de sécurité ? Pourquoi, comme le rappelle Anatoli Grytsenko, l'ex-ministre de la défense d'Ukraine, "les candidats se pressent à la porte de l'Otan et non pas à celle de l'Organisation du traité de sécurité collective", le pacte militaire de l'aire postsoviétique ?

Totalement étrangère à toute idée de séduction, l'élite russe ne peut guère raisonner autrement qu'en termes de rapports de force, d'embargos, de chantages, de menaces. C'est la ligne qui a prévalu pendant les deux mandats de Vladimir Poutine, de 2000 à 2008. Nostalgique de l'URSS, le président russe, issu du KGB, ne pouvait penser autrement.

L'effet est dévastateur. Plus la Russie montre les dents, plus l'envie est grande à la périphérie de rejoindre l'OTAN. La présence, au sommet de Bucarest, de deux chefs d'Etat d'Asie centrale - l'Ouzbek Islam Karimov et le Turkmène Gourbangouli Berdimoukhamedov -, demandeurs d'une plus grande coopération avec l'Alliance, confirme cette tendance.

Plus important que le levier militaire ou énergétique, le "pouvoir de convaincre" (soft power), c'est-à-dire l'exercice d'une influence, via la culture ou l'idéologie, aurait pu laisser sa chance à la Russie, à condition de renoncer à sa posture d'empire. Il y aurait même eu une certaine logique à voir la Géorgie ou l'Ukraine, qui partagent avec Moscou une grande proximité culturelle et linguistique, privilégier leurs liens avec l'ancien suzerain. Rien de tel ne s'est produit parce que l'élite russe, adepte d'une vision géopolitique du XIXe siècle, ne comprend qu'un langage, celui de la force. Les valeurs ne sont que des fadaises destinées à endormir le bon peuple. D'ailleurs, à Bucarest, Vladimir Poutine a cité Bismarck : "L'important n'est pas l'intention mais le potentiel."
Courriel : jego@lemonde.fr.


Marie Jégo (Correspondante en Russie)

05.04.2008

NATO Summit: Winners and Losers

Apr. 04, 2008
Who won and who lost by the summit in Bucharest? Definitely, those have lost who were scampering to NATO despite the step’s possible consequences. And the consequences are obvious: society’s split in Ukraine, and aggravation in Ukraine’s and Georgia’s relations with Russia. At the same time, I would not state that Russia has won. On the one hand, the events showed that Russia’s opinion is taken into account. That can be considered a significant achievement for Russia, which strives to be a full-right player on the international arena. On the other hand, we should have no illusions: the events in Bucharest do not put the kybosh on Georgia’s and Ukraine’s aspiration to NATO.
Paradoxically as it is, I believe the U.S. is among those who won. President Bush firmly said to Ukraine and Georgia that he stands for accepting them to NATO, and thus strengthened U.S. positions in the countries’ ruling elites. Yet, Bush now faces a meeting with Vladimir Putin. I dare hope he is interested in the meeting’s success. Meanwhile, chances for success would have been smaller, had Ukraine and Georgia been put in Bucharest onto the rails leading into NATO.

The summit in Bucharest passed at the background of discussion devoted to the Friendship, Cooperation and Partnership Treaty between Russia and Ukraine. Russia is interested in normal, or even good relations with Ukraine. At the same time, it is in Russia’s interests that there are more and more Ukrainians who are against the country’s accession to NATO. According to different estimations, over a half of the population is against now. I believe Russia’s exit from the treaty with Ukraine will both exacerbate the bilateral relations and increase the number of Ukrainians wishing to join NATO.

There is another point too. The treaty’s signing and ratification in April 1999 was closely linked to Ukraine’s ratification of the Black Sea Fleet Treaty. It guarantees to us the right to keep the Black Sea Fleet in Sevastopol for 25 years. Back when I was the prime minister, I once came to the Federation Council session that discussed the ratification of a general agreement with Ukraine. Our senators, and they were right, did not want to ratify it without Ukraine’s ratification of the Black Sea Fleet Treaty. In its turn, Ukraine did not want to ratify it without our ratification of the Friendship, Cooperation and Partnership Treaty. Then, I suggested a way to exit the stalemate – to pass a two-point ratification law. First point – to ratify. Second point – to exchange ratification letters after Ukraine’s parliament issues the law on ratifying the Black Sea Fleet Treaty. The solution was found. Shall we forget that bond? We also have many other opportunities to display our discontent to Ukraine due to its current policy without breaking up the Friendship, Cooperation and Partnership Treaty.

Speaking of Russia-NATO cooperation’s prospects, we have stable relations with the alliance, and there exists the Russia-NATO Council. I believe these relations will be maintained to mutual use, considering our realistic approach to NATO’s activities.
Evgeny Primakov, academician

All the Article in Russian as of Apr. 04, 2008

02.04.2008

Black Sea Security Dimension and NATO’s “Open Door” Policy

There remains a short time before the NATO Summit is held in Bucharest and already, the Summit has named ‘historic’ and even ‘legendary’. The Bucharest Summit is conveying in one of the most fascinating and critical period of time for the entire Euro-Atlantic Community.

Bucharest was not picked to hold the Summit accidentally; its links to the Black Sea region are quite vivid. The Black Sea is a vital geo-strategic area for the Alliance in conjunction with the Alliance’s ISAF mission in Afghanistan, logistic operations in Darfur, NATO training mission in Iraq, and peacekeeping operations in Kosovo.

NATO’s open-door policy is to be discussed at the Summit with the prospect of providing Georgia and Ukraine with a step toward Euro-Atlantic integration (MAP granting.) By doing so, the Alliance will further advance its zone of influence over the Black Sea area. The Black Sea, in connection with Mediterranean area, is vital to enable the Alliance to perform non-Article 5 (crisis response operations) activities. Finally, the energy security topic will be discussed at the Summit, and is also linked with Black Sea security issues and the Alliance’s strategic goals.

At the beginning of the 21st century, the Black Sea region is becoming very important to world markets because of its large oil and gas reserves that are only now becoming fully developed (taking into consideration the energy resources of Azerbaijan, the Ukraine, Romania, Russia, transit potency of Georgia, Bulgaria, Turkey and a very closed disposition toward the Caspian Basin).

Currently, some clear signs of the new interest of NATO in the Black Sea region comprised of the South Caucasus and the South-East Europe sub-regions and Black Sea area itself, can be seen by looking at the geo-economics (including the Caspian energy reserves) as well as the concrete challenges and risks facing NATO. The second wave of NATO enlargement at the Prague Summit in 2002, in particular the invitation of Bulgaria and Romania into the alliance was extremely significant for the international community, as it completely altered the security environment in the region.

Many scholars and politicians express hope that NATO will regard the Black Sea Security Dimension as an integral part of the Euro-Atlantic space and will focus on securing the region more. Moreover, with the inclusion of Romania and Bulgaria into the Alliance, the Black Sea has been incorporated into NATO’s Article 5 (collective defense) operational zone where activation of the Combined Joint Task Force (a deployable, multinational, multi-service force with a land component and comparable air and naval components) is possible.

In this way, the West has concluded that regional and international cooperation is the best way to address security challenges. An appropriate identification of the challenges to security in the region supported by well-defined principles and strategy of cooperation is needed to make this endeavor successful. The Alliances attention to the region might have began at the Washington Summit of NATO on April 23-24, 1999, with the document "The Alliance's Strategic Concept". According to the 20th paragraph, of the document:

“The new risks and challenges for the Alliance include uncertainty and instability in and around the Euro-Atlantic area and the possibility of regional crises at the periphery of the Alliance, which could evolve rapidly. Some countries, in and around the Euro-Atlantic area face serious economic, social and political difficulties. Ethnic and religious rivalries, territorial disputes, inadequate or failed efforts at reform, the abuse of human rights, and the dissolution of states can lead to local and even regional instability. The resulting tensions could lead to crises affecting Euro-Atlantic stability, to human suffering, and to armed conflicts. Such conflicts could affect the security of the Alliance by spilling over into neighboring countries, including NATO countries, or in other ways, and could also affect the security of other states.”

Unfortunately, all of the above-mentioned characteristics fit the realm of the Black Sea region, which is in the flares of ethnic conflicts (Abkhazia, Nagorno-Karabakh, South Ossetia, Kosovo, etc), high levels of emigration, terrorism, drug and arms smuggling, corruption, and severe economic databases. The authority and right to react is given by the 48th paragraph of the concept:

“In the event of crises which jeopardize Euro-Atlantic stability and could affect the security of Alliance members, the Alliance's military forces may be called upon to conduct crises response operations. They may also call upon to contribute to the preservation of international peace and security by conducting operations in support of other international organizations, complementing and reinforcing political actions within a broad approach to security.”

Probable reactions to crises in the region might be seen in the several NATO-led multinational field exercises "Cooperative Partner 2001" held in Poti, Georgia on June 11-23, 2001, and "Cooperative Best Effort-2002" held in Tbilisi, Georgia on June 11-27 2002 as well as the maritime military exercise “Operation Active Endeavour” in aegis of NATO leadership in the Mediterranean Sea.

In this respect, in order to address more efficiently those concrete challenges and threats at global and regional levels, including the Black Sea space, a US military strategy “Global Posture Realignment”, contributes in providing security parameters for all participants of Euro-Atlantic security. The new basing system is build around three basic types of facilities:

Main Operative Bases – these facilities are characterized by their large, permanently stationed forces and substantial infrastructure with proper family housing and support infrastructures;

Forward Operating Sites – these are also called “warm facilities”, housing a relatively small military force and pre-positional supplies. These sites can accommodate much larger forces on a temporary basis. They military personnel work on a rotational rather than permanent basis and serve as a focal point for training and exercises with regional militaries. The new facilities in Romania and Bulgaria are considered to be Forward Operating Sites;

Cooperative Security Locations – these facilities will have almost no permanent US military presence and will instead be maintained by contractors and host nations. Cooperative Security Locations, however, will provide important points of access in various regions in the event of crisis. A number of facilities across Africa and Asia fit this description, like American military presence in Kosovo. Moreover the strategy presupposes to be an vanguard for Bush Administration’s Anti-Missile Defense program aimed at pose with real threat from Iran. The NATO Ground Surveillance (AGS) deployed in the area is to be critical for future operations. AGS will give Allied commanders a real-time, highly detailed and accurate picture of what is happening on the ground in a given area. It is a system that will take advantage of advances in distributed information systems, Unmanned Aerial Vehicles (UAVs) and manned aerial systems to give commanders – both at headquarters and in the field – the information they need to make informed decisions.

In order to foster further cooperation in the development of the Black Sea and Caspian Sea region and in the South Caucasus and in the South-East Europe sub-regions particularly, it is very important to consider the experiences of other regions. Although the experience of one region or state cannot be applied exactly to another region or state, each and every state can learn important lessons from one another.

It is very interesting to consider a new approach to the construction and implementation of a real model of regional cooperation and integration built on the model of the Baltic states, which share the ideas of the "South Eastern Europe Common Assessment Paper on Security Challenges and Opportunities (SEECAP)" that would be relevant to Black Sea regional security enhancement.
By Dr. Vakhtang Maisaia Chairman, Foreign Policy Association of Georgia
2008.04.01 13:36

31.03.2008

Moscou applique une nouvelle stratégie contre l'OTAN

DIPLOMATIE A l'approche du sommet de Bucarest, la Russie s'oppose à l'élargissement de l'Alliance atlantique

Article paru dans l'édition du 15.03.08
ladimir Poutine, qui sera l'hôte du sommet de l'OTAN à Bucarest du 2 au 4 avril, rêve d'inciter l'Alliance atlantique à déclarer un moratoire sur l'élargissement, en contrepartie de solutions pour les conflits gelés aux frontières de la Russie. Moscou craint de se voir évincé de la mer Noire. Entamée par l'adhésion de la Bulgarie et de la Roumanie, son influence serait très amoindrie par l'adhésion de deux autres Etats riverains, qui postulent pour l'heure au statut de candidats : l'Ukraine et la Géorgie.

Les Etats membres de l'OTAN sont partagés sur cette question qui sera au coeur de la visite du président américain George Bush à Kiev, les 31 mars et 1er avril. L'Allemagne, la France, l'Espagne, la Grèce et la Norvège sont contre ; les Etats-Unis, les pays baltes, la Pologne sont pour. La Russie, qui n'a aucun droit de veto au sein de l'Alliance atlantique, espère tirer partie de ces divisions. L'Occident « doit bien comprendre que [le président géorgien] Mikheïl Saakachvili veut intégrer l'OTAN pour l'impliquer dans le conflit [avec les Etats autoproclamés d'Abkhazie et d'Ossétie du Sud] », a prévenu le représentant de Moscou à l'OTAN, le nationaliste Dmitri Rogozine.

Pour stopper l'avancée de l'OTAN vers les frontières russes, le Kremlin tente d'appliquer un nouveau schéma de résolution des conflits générés par les territoires séparatistes. La première application de cette stratégie serait la Moldavie, où se profile une solution pour la réintégration de la Transnistrie, région séparatiste.

Très influente auprès des séparatistes, la Russie vient en effet de dévoiler un plan de réconciliation. La région rebelle regagnerait le giron de la Moldavie. En contrepartie, cette dernière devra s'engager à ne pas rejoindre l'OTAN. C'est ce qui a été proposé par Vladimir Poutine au président moldave, Vladimir Voronine, en marge du sommet de la Communauté des Etats indépendants (CEI), le 21 février. La Moldavie y serait favorable . « Personne ne dit que l'intégration européenne doit obligatoirement passer par l'OTAN », a dit M. Voronine au quotidien Kommersant, le 11 mars.

Le plan prévoit l'octroi d'une large autonomie pour la Transnistrie, au sein de l'Etat moldave. En échange, la Moldavie devrait déclarer sa « neutralité permanente ». Ce statut devrait être reconnu par la Russie, l'Ukraine, les Etats-Unis, l'Union européenne (UE) et par l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE).

La Moldavie prévoit de quitter le GUAM, une union informelle créée il y a neuf ans avec l'Ukraine, la Géorgie et l'Azerbaïdjan pour faire contrepoids à l'influence de la Russie sur sa périphérie. Cette esquisse de coopération régionale - une première dans l'espace post-soviétique où tout est censé converger vers Moscou - a toujours irrité le Kremlin.

Voisine de la Roumanie, la Moldavie mise sur l'intégration européenne tout en ménageant la Russie, forte d'un levier d'influence considérable par le biais de la Transnistrie. Cette entité séparatiste prorusse abrite une force de paix composée de 1 500 militaires russes, des usines d'armement et de nombreux stocks de munitions. Son « président », Igor Smirnov, soutenu par les milieux « patriotiques » russes, régnait jusque-là en maître absolu sur ce petit territoire en butte à toutes sortes de trafics. Pour lui, il ne saurait être question de réintégration.

Mais depuis peu, Igor Smirnov a perdu son aura à Moscou. Le Kremlin mise désormais sur Evgueni Chevtchouk, le président du Parlement de Transnistrie, jugé plus souple. Ce dernier est d'ailleurs le représentant de Russie unie (le parti pro-Poutine) dans la région alors qu'Igor Smirnov flirtait avec Russie juste, un parti concurrent. C'est d'ailleurs Evgueni Chevtchouk qui conduisait, le 11 mars, la délégation conviée à la Douma (chambre basse du Parlement).

Par ailleurs, en réponse à la reconnaissance de l'indépendance du Kosovo, la Douma a demandé au gouvernement, jeudi 13 mars, l'ouverture de « missions russes » sur les territoires des républiques autoproclamées d' Abkhazie et d'Ossétie du sud (Géorgie). La réunion des parlementaires s'est tenue à huis clos, en présence des représentants des trois micros Etats russophones surgis lors de l'implosion de l'URSS à la fin des années 1990 : Abkhazie et Ossétie du Sud (Géorgie) et Transnistrie.

Marie Jégo

15.01.2008

Simmons hopes NATO can contribute to resolution of conflicts in Black Sea region


14.01.2008 18:17 GMT+04:00 Print version Send to mail  In Russian  In Armenian

/PanARMENIAN.Net/ NATO is ready to contribute to resolution of conflicts in the Black Sea region, NATO’s Special Representative for South Caucasus and Central Asia Robert Simmons said in his address to Enlarged Black Sea Region: Prospects of International and Regional Security international conference.

“NATO can play a significant role in establishment of stability in the region,” he said.

“Development of cooperation, resolution of energy sources problems and boost of commodity turnover is essential for the region,” he said.

13.01.2008

Sommet de l'OTAN à Bucarest

Roumanie : préparation du sommet de l’OTAN à Bucarest
Bucarest, 11 jan(Rompres) - Le secrétaire général de l’OTAN, Jaap de Hoop Scheffer, a été reçu ce vendredi, au Palais de Cotroceni (siège de l’Administration présidentielle de la Roumanie), par le président Traian Basescu.

Aux côtés du chef de l’État a été l’épouse de celui-ci, Maria Basescu, l’officiel de l’OTAN étant accompagné aussi par sa femme.

Au début des pourparlers, le secrétaire général de l’OTAN a relevé que le sommet de l’Alliance, qui sera accueilli par Bucarest au début d’avril prochain, sera une réunion importante tant du point de vue organisationnel qu’en ce qui concerne les décisions qui seront prises à cette occasion.

Selon le président Traian Basescu, la réunion au sommet de Bucarest sera importante notamment pour la région de la mer Noire et la zone des Balkans occidentaux. Le chef de l’État roumain a précisé dès le début de l’entretien que la Roumanie était prête du point de vue organisationnel d’accueillir ce sommet.

Jaap de Hoop Scheffer a entamé ce vendredi matin une visite à Bucarest pour discuter avec les officiels roumains de la préparation du sommet de l’Alliance nord-atlantique qui aura lieu du 2 au 4 avril prochain en Roumanie.

Le programme de la visite, la dernière effectuée par l’officiel de l’OTAN avant le sommet, comporte des entrevues avec le présient Traian Basescu, le Premier ministre Calin Popescu-Tariceanu, le ministre de la Défense, Teodor Melescanu, et de hauts officiels du ministère des Affaires étrangères.

Le secrétaire général de l’OTAN se rendra aux principaux endroits qui accueilleront le sommet de l’OTAN et donnera une conférence à la Bibliothèque centrale universitaire.

Notre ambition est que le sommet de l’OTAN soit un succčs, affirme le président Traian Basescu

Bucarest, 11 jan(Rompres) - Le président Traian Basescu a affirmé ce vendredi que l’ambition des autorités de Bucarest était que le sommet de l’OTAN qui aura lieu en avril prochain en Roumanie soit une réunion de succès.

Lors de l’entrevue au Palais de Cotroceni du chef de l’État avec le secrétaire général de l’OTAN, Jaap de Hoop Scheffer, ont été abordés des sujets qui figurent sur l’agenda du sommet d’avril prochain de Bucarest, partant de la réalité que cette réunion sera probablement, selon Traian Basescu, la plus grande de l’histoire de l’Alliance nord-atlantique.

’Le sommet envisage de trouver des solutions pour l’Afghanistan, pour les projets d’élargissement, la sécurité des États membres, la sécurisation de la région de la mer Noire et la problématique énergétique. Il faudra enregistrer des progrès depuis le sommet de Riga tenu l’automne dernier. Outre l’élargissement, le sommet se propose de rapprocher de l’OTAN des États dont la Serbie, le Monténégro et la Bosnie-Herzégovine’, a relevé Traian Basescu à l’issue de l’entretien avec le secrétaire général de l’Alliance de l’Atlantique du Nord.

Le chef de l’État a réitéré à cette occasion le fait que ’la Roumanie soutient sans réserves l’élargissement de l’OTAN par les trois pays - la Croatie, la Macédoine et l’Albanie - et l’idée qu’il faudra trouver des solutions meilleures pour la Géorgie voire pour l’Ukraine’. [Rompres]

[www.Roumanie.com]