16.12.2008
Les ambitions de l’Arménie en mer Noire
http://eafjd.eu/spip.php?breve1712, 15 décembre 2008
Traduction Gérard Merdjanian - commentaires
Si l’Arménie assure la présidence de la BSEC, même tournante, c’est grâce au bon vouloir de la Turquie, qui n’a pas mis son veto. Ce qui bien sûr n’a rien à voir avec de l’altruisme. Toujours le bien paraître aux yeux des occidentaux, surtout en période de négociations d’adhésion à l’UE.
Il est également évident que l’Arménie essaie de sortir de son isolation forcée, ses deux voisins, Turquie et Azerbaïdjan, lui menant la vie dure sur tant sur le plan économique que diplomatique.
Dans ce genre de tractations, la question qui reste posée est toujours la même : Quel niveau de sacrifices est-on prêt à accepter sans perdre la face et être humilié ?
***
Du 1er Novembre 2008 au 30 avril 2009, l’Arménie va assumer la présidence tournante d’un organisme économique régional : l’Organisation de Coopération Economique de la mer Noire (BSEC en anglais). Un parmi les nombreux groupes, clubs ou forums travaillant en marge de l’Europe de l’Est, la BSEC est rarement d’une grande visibilité, à la différence des organisations politiques sur la sécurité comme l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN) ou l’Organisation du Traité de Sécurité Collective (CSTO en anglais). Cependant, la BSEC ne doit pas être rejetée d’un revers de main - ses échecs et ses réalisations sont le miroir de la situation de la région, et elle peut encore se révéler un outil utile de stabilisation dans le Caucase. La période de la présidence arménienne – avec une poussée pour régler le conflit du Karabakh et la lutte de la région pour faire face à la crise financière - pourrait avoir un effet décisif.
En clair, de par sa nature l’impact de la BSEC est limitée. L’organisme, qui est la seule organisation sub-régionale à unir tous les États, balayant large autour de la mer Noire, vise à faire de sa région ’un lieu de paix, de stabilité et de prospérité’ et de promouvoir le bon voisinage et le respect mutuel. Toutefois, son champ d’application est limité au commerce, aux transports et à la coopération économique, et quelques actions pour lutter contre la contrebande criminelle et transfrontalière. En particulier, la BSEC s’occupe des richesses en pétrole et en gaz de la région (en particulier, des flux énergétiques de la mer Caspienne issus et transitant par l’Azerbaïdjan), cette richesse en hydrocarbures est le domaine prioritaire de ses activités, en particulier lorsqu’il s’agit de traiter avec l’UE.
C’est dans le domaine de l’énergie que la faiblesse de la BSEC est la plus criante. Les grand projets de production d’énergie, qui ont coûté des dizaines de millions de dollars pour traverser les frontières des divers Etats, sont des questions extrêmement politiques et dont les réponses dépassent complètement les blocs économiques. L’accent est mis sur les mécanismes de coopération entre les membres de la BSEC face à l’insurmontable problème de deux de ses membres, l’Arménie et l’Azerbaïdjan, qui ne peuvent ou ne veulent tout simplement pas coopérer sur quelque chose d’aussi cruciale que l’énergie. Ce point a été fortement illustré en avril, lorsque après que la dernière déclaration eut été faite, l’Azerbaïdjan a déclaré avec force ne pas vouloir appliquer l’une quelconque des dispositions de la déclaration de l’Arménie jusqu’à ce que l’Arménie ait libéré les territoires occupés. L’Arménie a répondu qu’elle considérait la coopération énergétique comme un "mécanisme faisant partie du règlement du Karabakh", une référence implicite au vieux projet de construction d’un "oléoduc de paix" à travers l’Arménie.
En ce sens, la présidence arménienne fournit à Erevan une occasion de pousser la BSEC vers les réseaux de transport de l’énergie et dans lesquels elle a un sérieux intérêt, mettant ainsi l’énergie comme domaine prioritaire de son mandat. Le ministre des Affaires étrangères arménien Edouard Nalbandian a annoncé au secrétariat de la BSEC lors de son allocution le 24 Novembre dernier, que sous sa présidence on commencerait à planifier une "stratégie régionale de l’énergie intégrant la BSEC". En outre, il a déclaré qu’une réunion des ministres de l’énergie de la BSEC se tiendra à Erevan pour discuter de la coopération énergétique avec l’UE. Étant donné l’importance des liens sur l’énergie avec l’UE pour l’Azerbaïdjan et la Turquie à l’heure actuelle, notamment avec la discussion en cours sur l’avenir du réseau de gaz Nabucco, le fait qu’une telle réunion doive avoir lieu dans la capitale d’un État en dehors de tous les projets régionaux d’énergie depuis les quinze dernières années et n’ayant presque pas de relations avec ses deux voisins susmentionnés, doit être quelque peu irritant. Cela dit, aucune décision sur les conduits énergétiques, Nabucco ou autres, ne pourra être finalisée à Erevan, car les enjeux pour les pays concernés sont beaucoup trop élevés pour être décidés à cette réunion.
En tout état de cause, la politique est soigneusement exclue des travaux de la BSEC. M. Nalbandian a pris soin d’insister sur ce point dès le début d’une allocution au Conseil des ministres des Affaires étrangères de la BSEC. Notant que, ces dernières années, il y a eu des tentatives pour mettre "les questions politiques sensibles régionales et mondiales" sur l’ordre du jour de la BSEC, il a insisté sur le fait que cette politisation des projets socio-économiques est un "obstacle de taille pour la coopération économique multilatérale entre États membres de la BSEC, susceptible de menacer à son tour le forum en le poussant dans l’impasse avec des débats sans fin sur des questions politiques". Dans une certaine mesure, cela reflète la volonté de l’Arménie de s’intégrer dans l’économie de la région, pour contrer l’affaiblissement du à son isolement, sans avoir à faire de compromis sur le Karabakh ou dans ses relations avec Ankara.
Mais la déclaration reflète également le niveau politique de la BSEC. L’exclusion de la politique de l’organisation a pris un tour intéressant en Septembre quand Ali Babacan, le ministre turc des Affaires étrangères, a soulevé la question de la Plate-forme de coopération pour la stabilité du Caucase (SCPC) proposée par Ankara lors d’un déjeuner de travail des ministres de la BSEC en Albanie. La SCPC, a déclaré M. Babacan, qui dans le même temps essayait d’établir des relations de travail avec d’autres organismes régionaux, comme la BSEC, "afin de compléter les travaux en vue d’instaurer la paix et la stabilité dans la région". Le secrétaire général de la BSEC, Leonidas Chrysanthopoulos, a répondu en insistant sur le fait que les tensions régionales devaient être tenues à l’écart des activités de la BSEC et que si cela devait continuer, il mettait en garde que "les projets d’infrastructure économique ne doivent pas être impactés par de telles crises". Il y a une note d’irréalisme sur ce sujet, étant donné que la guerre russo-géorgienne a paralysé les voies de transport entre l’Arménie et la Géorgie par où transite la plupart des échanges commerciaux de l’Arménie, causant selon les estimations, près de 700 millions de $ de pertes à l’économie arménienne, et que les conduits énergétiques vers l’Ouest ont du être déroutés pour des raisons purement politiques. La question de savoir si les projets sont touchés ou non par des problèmes régionaux n’est pas, compte tenu des attributions de l’organisation économique, du ressort du Secrétaire général.
Néanmoins, la BSEC a encore un rôle à jouer aux côtés d’autres organismes, plus politiques, tels que l’OSCE ou l’UE. Il y a une certaine symbolique, qui arrive à point nommé, de la présidence arménienne, en plein réchauffement progressif des relations avec la Turquie, suivi de la "Déclaration de Moscou" sur le processus de paix du Karabakh, signé par l’Azerbaïdjan et l’Arménie le 2 Novembre. Dans le cadre des activités de la BSEC - même si elles sont insignifiantes politiquement, telles les accords de transport routier ou sur les activités agronomiques - les mesures diplomatiques ou de coopération peuvent aider à promouvoir la paix et la stabilité, bien sûr progressivement. Il ne faut pas oublier, par exemple, que le ministre des Affaires étrangères arménien a fait son discours au siège de la BSEC, c’est-à-dire à Istanbul.
Alexander Jackson - Revue Caucasienne des Affaires Internationales
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11.07.2008
Unity of GUAM States Threatened in Efforts to Realize Energy Potential
Richard Weitz | Bio | 10 Jul 2008
World Politics Review Exclusive
Energy differences between Russia and European countries have created an opportunity for the GUAM states -- Georgia, Ukraine, Azerbaijan, and Moldvoa -- to assume a more prominent role in Europe's institutional architecture. Until now, the GUAM has been overshadowed by more prominent institutions such as NATO, the European Union, and the Commonwealth of Independent States. Most recent attention has focused on how GUAM might help EU members pursue their energy diversification strategy. GUAM includes both energy-producing (Azerbaijan) and energy-transit (Azerbaijan again but also Georgia and potentially Ukraine) countries. The pivotal geographic location of GUAM members -- which have direct access to the Caspian, Black and Baltic Sea regions -- reinforces their energy potential. For the past few months, the GUAM governments have been preoccupied with a project to create an Odessa-Brody-Gdansk oil pipeline that would transport oil that has already entered the Black Sea region from the energy-rich Caspian Basin countries first to Ukraine and then onto other parts of Europe. At present, the Odessa-Brody segment runs in the opposite direction, north to south, transporting oil from Russia to oil tankers in the Black Sea. GUAM members and their European and American partners envisage reversing this flow and adding an extension to Poland's Baltic Sea port of Gdansk. The governments of Azerbaijan, Georgia, Lithuania, and Poland commissioned a feasibility study on the project at their Vilnius energy summit in October 2007. The new route, which could begin operating as early as 2011, would allow European countries to receive oil through a pipeline that circumvents Russian territory and Moscow's control, helping meet the EU strategy of reducing dependence on Russian energy. At the June 30-July 1, 2008, GUAM summit in Batumi, Georgia, Azerbaijani President Ilham Aliyev, Georgian President Mikhail Saakashvili, and Ukrainian President Viktor Yushchenko reaffirmed plans for GUAM to become a major player in Eurasian energy and transportation issues. Polish President Lech Kaczynski and Lithuanian President Valdas Adamkus also attended the summit. The five leaders signed a declaration entitled, "GUAM--Uniting Europe's East." The text specifically called for "development and full-scale utilization of the Member States' transit potential" and restated the presidents' determination to promote international energy security by helping Europe diversify its energy sources. "We have jointly implemented major energy projects which completely changed the political situation in the region," Aliyev told journalists after the Batumi summit. "We now have a new project, the Odessa-Brody-Gdansk plan. The Caspian, Black Sea and Baltic regions are united in ensuring energy security." Despite GUAM's increasing activity in the energy realm, the institution suffers from several weaknesses that continue to limit its potential in this and other spheres. First, its member governments all confront actual or potential separatist movements that complicate their efforts to move closer towards Euro-Atlantic institutions. Second, Russian officials dislike the group while many West European governments and EU bodies continue to ignore it. Third, the GUAM countries either depend heavily on Russian energy imports or, in the case of Azerbaijan, rely on Russian-controlled pipelines for some of their energy exports. Fourth, GUAM members remain acutely vulnerable to pressure from Russian energy suppliers and political-military groups having ties with regional separatists. Finally, the members' diverse domestic and foreign policies leads them to offer varying levels of support for GUAM as well as to advocate divergent policies within the organization. In this latter respect, GUAM's fortunes depend heavily on the future of the democracy movements that underpinned its recent revival. The rejuvenation of GUAM after 2005 was due to the color revolutions in Ukraine and Georgia. The driving forces behind the resurrection of GUAM have unquestionably been Viktor Yushchenko and Mikhail Saakashvili. The Ukrainian government currently provides most of the financial backing for the organization and houses its headquarters at symbolic Independence Square in Kiev. For its part, Tbilisi has been a major advocate for drawing GUAM into resolving the frozen conflicts affecting Georgia and other GUAM members. GUAM's prospects also depend heavily on the status of Moldova and Azerbaijan. Their governments are less committed to pro-Western foreign policies or democratic values than those of Georgia and Ukraine. Russian officials have sought to exploit these differences to weaken GUAM, perhaps even by inducing the withdrawal of Moldova or Azerbaijan, as occurred when Uzbekistan reoriented its policies towards Moscow during the 2002-2005 period. At present, the government of Moldova appears to be the weakest link. Although Moldovan authorities have periodically used ties with GUAM to pressure Moscow, Moldova has sought to avoid an overt confrontation with the Kremlin given its dependence on Russian energy supplies and desire to secure a Russian military withdrawal from the breakaway region of Transdniestria. Instead of attending the June 2007 GUAM summit in Baku, moreover, Moldova's President Vladimir Voronin flew to Moscow to discuss Transdniestria with then Russian President Vladimir Putin. Voronin also skipped the most recent GUAM summit, leaving Interior Minister Valentin Mejinski and Deputy Foreign Minister Valeriu Ostalep to represent Moldova at Batumi. They were upstaged by non-members Lithuania and Poland, whose presidents attended and signed the summit declaration despite their countries' nonmember status. In an interview with Russian newspaper Kommersant in March, Voronin complained that GUAM's new focus on Caspian-Baltic-Black Sea energy corridors did little to benefit Moldova, which does not lie along the planned pipeline routes. He warned that Moldova would not remain in the group "if there is no economic interest" for the country. On the last day of the most recent Batumi summit, Moldovan Parliamentary Speaker Marian Lupu fretted that Moldova valued GUAM because of its potential economic contributions, but that the organization's new focus on political issues meant that these economic projects "have now been placed on the backburner." As long as Moldova is vulnerable to Russian retaliation regarding both its energy supplies and Transdniestria, it will remain a lagging member of the GUAM. But, the policies of Azerbaijan will probably most affect GUAM in the near term. Like Moldova, Azerbaijani officials remain unwilling to commit fully to Euro-Atlantic integration. In addition, Western governments and democracy advocacy groups have heavily criticized the administration of Ilham Aliyev for failing to hold free and fair elections, as required by the GUAM Charter. Furthermore, Azerbaijan has traditionally sought to pursue a policy of balance between Russia and the West. Unlike Georgia and Ukraine, for instance, the Azerbaijani government is not formally seeking NATO membership. Azerbaijanis also hope to induce Moscow to pressure Armenia to withdraw its troops from Azerbaijani territory occupied during the Nagorno-Karabakh conflict. GUAM's future will depend heavily on continued access to Azerbaijan's energy and economic resources as well as the country's pivotal geographic location at the crossroads of Europe and Asia. Although the organization could probably survive Moldova's departure, Azerbaijan's withdrawal would likely move it back into obscurity. Richard Weitz is a senior fellow at the Hudson Institute and a World Politics Review contributing editor. |
16:25 Publié dans Coopération | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : guam, energie, unité
07.07.2008
Sommet Géorgie-Ukraine-Azerbaïdjan : Aliev soutient un projet d'oléoduc ukrainien
BATOUMI (Géorgie) - Le président azerbaïdjanais Ilham Aliev s'est engagé à soutenir mardi un projet ukrainien d'oléoduc devant transporter le pétrole de la mer Caspienne en Europe.
S'exprimant après une rencontre avec les présidents géorgien et ukrainien, Mikheil Saakachvili et Viktor Iouchtchenko, le président Aliev a déclaré que les trois pays, des ex-républiques soviétiques favorables à un rapprochement avec les Occidentaux, espéraient renforcer leur coopération énergétique.
Les trois présidents s'étaient réunis dans la station balnéaire géorgienne de Batoumi pour discuter de "la transition démocratique" et de "la sécurité énergétique".
"Nous avons conjointement mis en oeuvre des projets importants en matière d'énergie qui changeront totalement la situation politique dans la région", a dit à la presse M. Aliev. "Nous avons maintenant un nouveau projet, le plan Odessa-Brody-Gdank. Les régions de la mer Caspienne, de la Mer noire et de la Baltique sont unies pour assurer la sécurité énergétique".
L'Ukraine est favorable à l'utilisation de 670 km de l'oléoduc construit en 2001 pour transporter le pétrole de la mer Caspienne de ses ports d'Odessa sur la mer Noire à Brody, ville proche de la frontière avec la Pologne, et ensuite à une extension de l'oléoduc jusqu'au port polonais de Gdansk.
Il achemine actuellement du brut russe de Brody vers Odessa, mais l'Ukraine souhaiterait inverser le flux à l'intérieur du pipeline. La Pologne et l'Ukraine projettent aussi de le prolonger jusqu'à Gdansk, dans le nord de la Pologne, sur la mer Baltique.
La réunion entre les trois pays à Batoumi avait pour objectif de "favoriser la transition démocratique, la stabilité économique et la sécurité énergétique" dans la région, a déclaré à l'AFP le porte-parole de la présidence géorgienne Vano Noniachvili.
Ces trois pays forment avec la Moldavie le GUAM (Géorgie-Ukraine-Azerbaïdjan-Moldavie), association d'Etats pro-occidentaux issus de l'ex-Union soviétique.
Ces dernières années, la Moldavie a toutefois pris ses distances vis-à-vis de cette organisation, créée en 1997, et s'est bornée à dépêcher à Batoumi son ministre de l'Intérieur, Valentin Mejinschi.
Le président lituanien Valdas Adamkus et son homologue polonais Lech Kaczynski étaient présents en tant qu'observateurs dans cette ville des bords de la mer Noire.
09:52 Publié dans Coopération | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : azerbaidjan, georgie, ukraine, sommet
Lavrov en Turquie: l'Irak, l'Iran et le Proche-Orient au menu
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ANKARA, 2 juillet - RIA Novosti. Le règlement de la crise en Irak et au Proche-Orient ainsi que la situation autour du programme nucléaire iranien seront au centre de la visite du chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov en Turquie qui débute mercredi.
A Ankara, le ministre russe doit rencontrer son homologue turc Ali Babacan et sera reçu par le président Abdullah Gül.
"La visite de Sergueï Lavrov en Turquie permettra d'aborder en détail les problèmes régionaux et internationaux urgents parmi lesquels figurent, bien entendu, le règlement de la crise en Irak et au Proche-Orient, la situation autour du programme nucléaire iranien, le Kosovo, la situation dans le Caucase du Sud et en Asie centrale et le règlement du conflit chypriote", a déclaré le porte-parole de la diplomatie russe, Andreï Nesterenko, interrogé par RIA Novosti en prévision de cette visite.
Les parties doivent également discuter de leur coopération dans le cadre de l'Organisation de coopération économique de la mer Noire, de même que dans le cadre des missions navales Blackseafor et Black Sea Harmony.
Les relations russo-turques sont également au programme. En 2007, le chiffre d'affaires des échanges bilatéraux a atteint un montant record de 22,5 milliards de dollars, et les échanges se sont chiffrés à 10,6 milliards de dollars au cours des quatre premiers mois de 2008, soit une progression de 63,3% par rapport à la même période de l'an dernier.
Le montant global des investissements directs turcs dans l'économie russe a atteint 6 milliards de dollars, et les entreprises russes ne sont pas moins actives sur le marché turc.
Le large développement du tourisme contribue également au rapprochement entre les deux pays. En 2007, près de 2,5 millions de touristes russes se sont rendus en Turquie.
09:46 Publié dans Coopération | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : visite, russie, turquie
Russian foreign minister Sergei Lavrov to visit Turkey
30.06.2008, 12.35
MOSCOW, June 30 (Itar-Tass) - Russian Foreign Minister Sergei Lavrov will discuss the Russian-Turkish cooperation within the framework of the Black Sea Economic Cooperation Organization (BSEC), as well as international issues in other Black Sea formats, Russian Foreign Ministry spokesman Andrei Nesterenko said.
Lavrov will visit Turkey on July 2 at the invitation of his Turkish counterpart.
The ministers will discuss a “wide spectrum of the Russian-Turkish cooperation, regional and international issues, including Iraqi and Middle East settlement, the situation around the Iranian nuclear issue, the situation in Kosovo, the Trans-Caucasus and Central Asia, the state of affairs in Cyprus settlement, interaction in the BSEC and other current Black Sea formats such as BLACKSEAFOR and Operation Black Sea Harmony,” Nesterenko said.
The ministers will pay special attention to prospects of bilateral economic relations.
Nesterenko said “reaching a record 22.5 billion dollars in 2007, mutual trade has been 10.6 billion dollars over the four months of this year alone,” an increase of 63.3 percent as compared to the same period last year.
The diplomat said a “total amount of direct Turkish investment in Russia reached six billion dollars”.
“Russian business is also actively opening for itself the investment possibilities in the Turkish economy”.
“Interaction in the gas energy sector is developing at an increasing tempo. In the light of Turkey’s tender for the construction of the first nuclear power plant in this country announced this year, Russian organizations show interests in establishing cooperation in this field,” Nesterenko said.
09:39 Publié dans Coopération | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : russie, turquie, relations
Broadcasting authorities of BSEC gather in Turkey
The forum aims at creating a network among broadcasting regulatory authorities of the member countries of the Black Sea Economic Cooperation (BSEC) to share experience and "to add dynamism to broadcasting in the Black Sea area". "We believe that the forum will make significant contributions to peace in the region by introducing different cultures to each other," Zahid Akman, head of Turkey's Higher Board of Radio and Television, was quoted by the Anatolian Agency as saying during the forum. The forum of 12 BSEC members was established on proposal by Turkey. On June 25, 1992, the Heads of State and Government of eleven countries; Albania, Armenia, Azerbaijan, Bulgaria, Georgia, Greece, Moldova, Romania, Russia, Turkey and Ukraine signed in Istanbul the Summit Declaration and the Bosporus Statement establishing the BSEC. It came into existence as a unique and promising model of a multilateral political and economic initiative aimed at fostering interaction and harmony among member states, as well as to ensure peace, stability and prosperity encouraging friendly and good-neighborly relations in the Black Sea region. The organization has 12 members today, including Albania, Armenia, Azerbaijan, Bulgaria, Georgia, Greece, Moldova, Romania, Russia, Serbia, Turkey and Ukraine. |
09:17 Publié dans Coopération | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bsec, broadcasting
02.06.2008
Black Sea Union a 'chance' for Turkey to prove itself
Saturday, May 31, 2008
Whenever different models of partnership with the EU are floated around, Turks grow suspicious assuming they are meant to derail its decades-long objective to join the 27-nation bloc. Socialist MEP assures that the idea of a Union for the Black Sea is independent of Ankara’s EU bid
FULYA ÖZERKAN
ANKARA - Turkish Daily News
While some European Union member states have proposed a series of regional cooperation mechanisms to expand the bloc's ties with non-member states, including the France-led Mediterranean Union initiative, European Socialists are championing a new project in which Turkey will play a major role.
Leading Socialist MPs, Jan Marinus Wiersma and Hannes Swoboda, this week introduced the idea of a Union for the Black Sea in a European Parliament report to develop the EU's strategy toward its eastern neighbors. Both underlined that Turkey could play a pivotal role in this new model.
�The Union for the Black Sea will help Turkey to prove once again how important a country it is for the EU,� Wiersma told the Turkish Daily News late Thursday.
Whenever different models of partnership with the EU are floated around, Turks grow suspicious on the assumption that they are meant to derail Turkey's decade-long efforts to join the 27-nation bloc. Likewise, Ankara has said in strong terms it will never accept a Mediterranean Union led by Turkey-skeptic French President Nicolas Sarkozy if it is meant to act as a substitute for Turkish membership in the EU.
�We are aware that people in Turkey might raise questions once we develop a new role for Turkey,� said Wiersma, alluding to his idea for a Union for the Black Sea. �But this is a model led by European parliamentarians who favor Turkey's entry to the EU. This is not meant to replace full membership.�
European Socialists came up with the proposal to establish a Union for the Black Sea last year after the launch of the Mediterranean Union project.
�We used this momentum to develop ties with the Black Sea region. It is not surprising that another proposal to reach out to the East came from Sweden and Poland in the same week,� said Wiersma.
However, the Black Sea model is different from the Swedish-Polish proposal, which is confined to six countries: Belarus, Ukraine, Moldova, Georgia, Armenia and Azerbaijan, he noted.
�Turkey is not on their list,� said Wiersma. �We especially wanted to include Turkey and Russia in the Union for the Black Sea.�
Again discussing the Swedish-Polish proposal, the Euro MP said, �As far as I can see it is a kind of an extension of the European neighborhood program, a kind of waiting room for those countries that might in the future become members of the EU.�
Wiersma emphasized that the goal of the Union for the Black Sea would be to find common solutions to such common problems facing the region as environment, migration and security matters, adding, �That is only possible if we involve Turkey and Russia as well.�
The idea of a Black Sea Union has been endorsed by the European Parliament report's author German Christian Democrat MP Elmar Brok and will be discussed during the French presidency beginning in July.
�We are parliamentarians and have to convince the governments to accept this idea,� said Wiersma. �There is a growing awareness among the member states that something more should be done for the countries in the East because what the [EU] Commission is doing for the Black Sea is not enough,� he concluded, referring to the �Black Sea Synergy,� an EU-led initiative to develop regional cooperation with the Black Sea.
16:28 Publié dans Coopération | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cooperation, ue, turquie, union, mer noire
09.05.2008
Que reste-t-il de la BLACKSEAFOR ?
Écrit par Aymeric Dordonat, Nouvelle Europe, http://www.nouvelle-europe.eu/index.php?option=com_content&task=view&id=479&Itemid=66
04-05-2008
article.pngblackseafor.jpg La BLACKSEAFOR est un partenariat né de la coopération entre la Turquie et la Russie en mer Noire. Malgré l’ouverture à quatre autres voisins – Bulgarie, Roumanie, Ukraine et Géorgie – c’est par la bonne volonté de deux anciens ennemis de la Guerre froide que ce partenariat est encore en fonctionnement. Va-t-on vers un condominium russo-turc en mer Noire ?
Un rapprochement
Les partenariats de coopération en mer Noire commencent dès 1994. La Turquie, toujours en rivalité avec la Russie, la Roumanie et la Bulgarie, décide de se rapprocher de l’Ukraine en avril. Outre des ventes d’armes issues des stocks de l’ex-URSS, un accord en matière de sécurité est signé, notamment sur la lutte contre la grande criminalité, le terrorisme et le séparatisme. Un accord de coopération militaire sera signé quatre ans plus tard, et ce après des exercices communs aux deux flottes dans le cadre de l’exercice « Brise Marine 97 ». Ce dernier scelle une alliance à laquelle allait s’agglomérer d’autres pays. De nombreux analystes, comme Stephen Blank, ont montré la nécessité pour les pays riverains de la mer Noire de s'unir pour combler le fossé en matière de défense après la dissolution du Pacte de Varsovie et l’absence d’une alliance d’ampleur régionale. Malgré le poids de l’histoire, on observe une volonté de converger vers une coopération militaire défensive.
A l’époque des tractations politiques, la Russie est suspicieuse quant aux négociations entre un ancien satellite (l’Ukraine) et un ancien ennemi (la Turquie). Néanmoins, elle est rapidement intégrée aux discussions sur la mer Noire, à la fois pour la rassurer, mais aussi, dans une mesure imprégnée de Realpolitik de la part de la Turquie, pour ne rien construire sans l’aval du puissant voisin. C’est un premier pas de la Turquie vers la Russie qui débouche, en avril 1998, sur une coopération navale militaire, comprenant également l’Ukraine, la Roumanie, la Bulgarie et la Géorgie. La politique de la main tendue succède à la compétition.
Les discussions politiques commencent au début de l’année 2000 pour s’achever le 2 avril 2001 par la signature d’un accord créant la BLACKSEAFOR, intégrant ces six pays, pour une coopération de dix ans, avec un traité renouvelable d’ici là. Il garantit des actions uniquement en mer Noire, qui peuvent être étendues, à la demande de pays tiers, en mer Méditerranée auprès des pays voisins d’un membre de la force navale. Cette dernière comprend un navire de chaque flotte, à laquelle on rajoute un programme d’entraînement commun semestriel ou annuel, basé sur des scénarios construits par un groupe de planification. Bien évidemment, chaque pays reste souverain à bord de ses navires et aucune mesure consistant à mettre en œuvre un fond commun pour les dépenses militaires n’a été abordée. De plus, la Russie, en accord avec la Turquie et l’Ukraine, propose que la simple coopération maritime soit accompagnée de mesures de sécurité et de contrôle afin d’assurer une transparence dans les activités militaires entre tous les partenaires. Les négociateurs russes mettent d’ailleurs l’accent sur le fait que la coopération devrait, au maximum, éviter les dérives bureaucratiques. En conséquence, la présidence du comité dispose de pouvoirs limités et d’un secrétariat réduit.
Réussir à convaincre la Russie d’intégrer le processus de dialogue ne fut pas simple. Le revirement soudain de la délégation russe ne cachait-il pas, à dessein, autre chose ?
Fermer la mer Noire à l’Otan ?
Avant la « Guerre contre le Terrorisme », déclarée par Georges W. Bush suite aux attentats du 11 septembre 2001, ses missions étaient strictement des actions civilo-militaires : opérations d’assistance au maintien de la paix dans les pays littoraux (Géorgie et Turquie principalement) sous mandat de l’Organisation des Nations Unies (ONU) ou de l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE), opérations de sauvetage, de déminage. Le premier exercice conjoint est mené du 27 septembre au 15 octobre 2001. Après les attentats, la BLACKSEAFOR voit sa structure interne bouleversée. En même temps que la création de l’Opération « Active Endeavour » par l’Otan dont les navires devaient patrouiller en mer Méditerranée pour lutter contre le terrorisme, la force de la mer Noire a la charge de veiller à la répression du terrorisme en provenance du Moyen-Orient (Iran, Tchétchénie par exemple) pouvant attaquer les points faibles. Conformément à la doctrine otanienne, les détroits turcs et les ports de Crimée sont placés sous surveillance, les navires marchands transportant les ressources stratégiques, à savoir le gaz et le pétrole, étant quant à eux escortés. La Turquie proposa une opération baptisée « Black Sea Harmony ».
Le 25 avril 2002, à Kiev, les objectifs de la BLACKSEAFOR s'alignent sur ceux de la force navale de l’Otan. La raison en est sûrement que les intérêts sur la lutte anti-terroriste convergeaient entre le Kremlin et la Maison blanche, au moment où le premier cherchait à repenser la guerre en Tchétchénie comme une opération antiterroriste.
Cependant, « Active Endeavour » n’a pas la capacité, ni le mandat pour intervenir en mer Noire. Il est intéressant de constater le défi lancé aux forces turques : leur flotte de mer Méditerranée est engagée au sein de l’opération otanienne, tandis que la flotte de mer Noire est membre de la BLACKSEAFOR. La Turquie a donc tout intérêt, pour prouver son poids stratégique à ses alliés de l’Otan de mener à bien cette mission. A l’inverse, pour démontrer à la Russie, avec laquelle elle est en compétition pour le leadership en mer Noire, tout son potentiel stratégique – comme lors de la Guerre froide lorsqu’elle eut à s’opposer aux revendications soviétiques sur les détroits – elle se doit de s’illustrer dans une position consensuelle vis-à-vis des pays riverains de la mer.
Pour certains observateurs, la mer Noire étant l’un des pré-carrés de la Turquie, ce pays ne souhaite pas l’intervention d’une opération type « Active Endeavour » menée par l’Otan. D’où son soutien à l’opposition de la Russie sur la création d’une force de l’Otan en mer Noire. Pour citer un observateur du Programme de Sécurité en mer Noire de l’université d’Harvard, Vladimir Socor : « La Turquie apparaît renforcée avec un condominium naval turco-russe en mer Noire ». En effet, cette entente russo-turque se concrétisa le 25 février 2006 par la visite de la flotte russe dans le port d’Istanbul, soit le plus grand déploiement naval depuis 27 ans dans les eaux territoriales turques, et ce dans le cadre de l’opération « Black Sea Harmony ». La Roumanie et la Bulgarie, qui ont rejoint l’Otan en 2004, continuèrent elles aussi à contribuer aux missions de la BLACKSEAFOR et ne soulevèrent pas d’objection à la fermeture des détroits à la flotte de l’Otan. On peut penser que cette entente avait été initiée pour fermer, aux tentatives de l’Union européenne et des Etats-Unis, le règlement des problèmes internes aux Etats participants, et ce même si ces derniers n’étaient pas situés sur les côtes (Ossétie et Abkhazie en Géorgie, Kurdistan en Turquie) et une extension à l’influence de la Russie (présence dans une partie de la Moldavie, la Transnistrie, et les récentes tensions entre la communauté russophone et les tenants de la Révolution Orange en Ukraine).
Pour un processus d’intégration pérenne ?
Depuis 2006, peu de choses se sont passés. L’objectif de combler le fossé entre une simple coopération et une coopération militaire multilatérale ambitieuse n’a pas été rempli : les conflits régionaux n’ont pas été réglés et les efforts déployés par les six voisins de la mer Noire pour contribuer à leurs résolutions ont été minimes. De plus, les actions souffrent d’un trop grand déficit en information. Par exemple, le site Internet n’est pas à jour, les dernières informations remontant à janvier 2006.
Aujourd’hui, les seules actions médiatiques sont les visites des bateaux dans les ports. Au début de l’année 2007, la Russie, alors placée au commandement de la BLACKSEAFOR du fait du roulement imposé par l’accord, proclama une visite de l’escadre dans le port de Pylos, en Grèce et, en accord avec la Turquie, annonça que la force était prête à des exercices conjoints avec « Active Endeavour ». Mais les Etats participants n’y voient qu’un moyen d’afficher leurs bonnes volontés à travailler ensemble, sans exercices concrets réels intériorisés par l’opinion publique comme une convergence commune vers un rapprochement sous-régional. Les manœuvres militaires sont d’excellentes façon d’améliorer l’interopérabilité des forces maritimes de ces pays, mais nullement de résoudre les problèmes mutuels qu’ils connaissent.
Toutefois, le refus, lors du sommet de l’Otan à Bucarest début avril 2008, d’élargir à la Géorgie et à l’Ukraine l’Alliance atlantique a marqué une étape. Il semble qu’il y ait ici une fenêtre d’opportunités pour la Russie et la Turquie – moteur du processus de la BLACKSEAFOR – pour attirer à eux ces Etats riverains afin d’affirmer leurs rôles de puissances régionales. S’il est certain que l’intégration de la Géorgie et de l’Ukraine se fera quand même, malgré les oppositions de la Russie, le processus de coopération devra se poursuivre parallèlement.
09:09 Publié dans Coopération | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : blackseafor, avenir
05.05.2008
Broadcasting Authorities Of Black Sea Countries To Gather At Istanbul Forum
Published: 4/30/2008
ANKARA - Broadcasting regulatory authorities of member countries of a regional economic cooperation body in the Black Sea region were set to convene in June at a forum in Istanbul, Turkey`s broadcasting authority said Wednesday.
Turkish Supreme Board of Radio and Television (RTUK) said in a statement that the Council of Ministers of the Black Sea Economic Cooperation (BCES) had accepted Turkey`s proposal to establish a joint platform among broadcasting authorities of the 12 member states.
The forum would be the third regional platform where Turkey participates after the European Platform of Regulatory Authorities (EPRA) and the Mediterranean Platform of Regulatory Authorities.
11:13 Publié dans Coopération | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : television, regulation, cooperation
01.05.2008
RSVPs neglected by Black Sea ministers
Barçın Yinanç
A meeting of foreign ministers of the Black Sea Economic Cooperation (BSEC) held last week in Ukraine has become a major source of embarrassment, as only two of the 12 member countries were represented by their ministers.
One of the two ministers participating in the meeting was the foreign minister of the host country, Ukraine, and the other was Turkish Foreign Minister Ali Babacan. Even the foreign minister of Albania, which took up the presidency of the organization, did not show up for the meeting in Kiev.
�This is a scandal,� said a Turkish diplomat familiar with the issue. �This looks like the beginning of the end for the organization,� he added. Others are more optimistic. �We can't deny that the organization is running into difficulty as far as functioning as an efficient multinational mechanism. But there is still hope to rescue it,� said an official from the Turkish Foreign Ministry.
Founded in 1992 following the collapse of the Soviet Union, the BSEC comprises the Black Sea littoral states of Bulgaria, Georgia, Romania, Russia, Turkey and Ukraine, as well as neighboring Albania, Armenia, Azerbaijan, Greece, Moldova and Serbia.
It started with the ambitious aim of enhancing economic cooperation between member states with the expectation that improvements in the economic field would be followed by improvements in the political field by facilitating progress in solving political problems. Despite the enthusiasm manifested at the beginning, the eastward expansion of the European Union and of NATO has overshadowed the performance of the BSEC.
�We still see the BSEC as the principal tool for enhancing cooperation in our region,� said a Turkish ambassador currently posted in one of the Black Sea countries. �But certain countries do not have the same perception. Bulgaria and Romania, for instance, want to extend the EU's cooperation schemes to the region. They also want involvement of the United States in the region, which further complicates matters,� he told the Turkish Daily News.
The political problems among member countries, such as the Azeri-Armenian problem or tension between Russia and Georgia, have played a major role in preventing regional cooperation.
�Turkey had a leading role in the establishment of the BSEC. We have a special responsibility. We might seek close cooperation with Albania to give it a new impetus. We still believe in the benefits of the BSEC,� said an official from the Turkish Foreign Ministry.
Prior to Ukraine, Turkey held the presidency and organized a summit last June in Istanbul to mark the organization's 15th anniversary. This in itself shows that reviving the BSEC will pose a big challenge.
23:01 Publié dans Coopération | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bsec, fin, scandale













